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Santé

Sommeil du tout petit : 5 clés pour y parvenir

Bienvenue dans le monde du sommeil des tout-petits.

Vous êtes parent et les nuits sont encore un défi ? Pas de panique ! Comprendre le sommeil de votre enfant, ses besoins et ses signaux est la première étape pour des couchers plus sereins. Dans ce guide, nous partageons des clés simples et concrètes pour accompagner votre bébé vers un sommeil réparateur… et retrouver un peu de calme pour vous aussi.

Clé 1 : Que signifie “faire ses nuits” ?

Bébé paisible en train de dormir

Si vous êtes parents d’un bébé, vous avez certainement déjà entendu la question « Et sinon, il fait ses nuits ? ». Pas de culpabilité, sachez que si votre enfant ne dort pas encore toute la nuit, ce n’est pas de votre faute.

Par ailleurs, les dernières études scientifiques et neurologiques s’accordent pour dire qu’un enfant qui fait ses nuits est un enfant capable de cumuler 6 à 8 heures de sommeil consécutives. Par conséquent, un enfant qui s’endort à 20h et qui se réveille entre 2h et 4h du matin, c’est normal. Il a déjà enchainé 6h de sommeil.
Attention, cela ne veut pas dire qu’il ne va pas se rendormir, mais simplement qu’il n’est pas surprenant qu’il se réveille.


Clé 2 : Comprendre la physiologie du sommeil

Connaître la physiologie du sommeil des bébés permet d’en comprendre le fonctionnement et par conséquent mettre en place les actions nécessaires pour un couché serein.

A savoir : le fonctionnement du sommeil de l’enfant va être différent en fonction de son âge. Cependant, je vous partage le cocktail physiologique essentiel à un bon endormissement :

1 – Votre alliée la mélatonine
Elle est produite naturellement dans le corps en fin de journée, entre 18h et 20h, lorsque la lumière naturelle commence à baisser. Accompagner son enfant au sommeil dans un environnement où les lumières sont tamisées soutien la production de cette molécule magique du sommeil.
Attention les ennemis de la mélatonine sont les lumières fortes et les écrans.

2 – La température corporelle
Afin de garantir un bon endormissement, il est recommandé de maintenir une température de 19°C dans la chambre.

3 – Un taux de cortisol bas
Connu sous le nom de « molécule du stress », il court-circuite la production de mélatonine et entrave un endormissement paisible. Le contact physique et une voix douce sont de bons moyens de faire baisser le taux de stress de l’enfant et favorisent la sécrétion de molécules sources de bien-être, propices à un sommeil réparateur.

Clé 3 : La signification des pleurs

Ce que l’on découvre en devenant parent ce sont les pleurs de notre enfant et surtout notre façon d’y réagir.
Nous apprenons progressivement à décrypter le seul moyen dont notre bébé dispose pour nous exprimer ses ressentis.

A savoir : les pleurs du bébé ne sont jamais une tentative de manipulation.
Les pleurs avant l’endormissement ne sont pas nécessairement le signe que votre enfant ne souhaite pas aller se coucher, ni même qu’il est triste. Neurologiquement, les pleurs ou “larmes émotionnelles” ont un impact important sur le corps. Elles permettent d’évacuer le stress et procurent un apaisement du cerveau, afin de retrouver un état de détente favorable à l’endormissement.

Père qui berce et réconforte son enfant pour l'endormir


Alors est-ce une bonne idée de laisser son enfant pleurer avant de dormir ? OUI et NON
Oui, car il se peut que votre enfant ait besoin de pleurer pour évacuer des tensions accumulées.
Cependant, il n’est pas recommandé de le laisser pleurer seul. Le garder dans ses bras ou maintenir un contact physique avec l’enfant permet la sécrétion d’endorphine qui va participer à son apaisement.

Clé 4 : Constance et régularité

Une des clés les plus importantes.
Pour s’endormir sereinement, le cerveau de l’enfant à besoin d’être apaisé. C’est un équilibre fragile, parfois difficile à maintenir.
Le meilleur moyen de maintenir un état d’apaisement chez l’enfant est de rendre le moment de l’endormissement le plus prévisible possible.
Les rituels ou routines vont permettre à l’enfant de lâcher prise plus facilement pour se laisser aller au sommeil. Ces routines doivent être adaptées à votre organisation familiale ainsi qu’aux besoins de votre enfant en fonction de son âge et de sa personnalité.

Clé 5 : Oser demander du soutien

Le manque de sommeil pour l’enfant (comme pour l’adulte) a des effets considérables sur son développement.

Comment reconnaître une dette de sommeil chez l’enfant ?
– Signes émotionnels : irritabilité, faible tolérance à la frustration
– Signes comportementaux : impulsivité motrice, agressivité
– Signes cognitifs : difficulté de concentration, de compréhension et de mémorisation
– Somnolence

Signes d’une dette de sommeil chez l’adulte : irritabilité, moins de patience, agacement, moins de disponibilité,
agressivité, somnolence.

Pourquoi demander du soutien ?
Vous avez besoin de dormir, c’est physiologique et c’est vital. Lorsque les problématiques liées au sommeil des enfants sont accompagnées elles peuvent se résoudre rapidement.
Au sein de nos structures, les professionnelles sont formées pour accompagner le sommeil de nombreux enfants chaque jour en tenant compte des spécificités de chacun. Les directrices sont en mesure de vous apporter de l’écoute, du soutien et le partage d’astuces qui favorisent l’endormissement des jeunes enfants, n’hésitez pas à les interpeller.

Le sommeil de l’enfant est un apprentissage progressif, où chaque bébé avance à son rythme. Comprendre sa physiologie, reconnaître ses besoins, décrypter ses pleurs et instaurer des rituels réguliers permet de créer un environnement rassurant et propice à un endormissement serein. N’oubliez pas que le soutien extérieur est précieux : prendre soin de vous, demander de l’aide et partager vos expériences peut grandement faciliter cette étape. Avec patience, constance et bienveillance, vous aidez votre enfant à construire des habitudes de sommeil solides, tout en préservant votre propre équilibre.

Alexia Richard
Coordinatrice pédagogique & organisationnelle chez Les Jeunes Pousses

Article modifié en janvier 2026